28 novembre 2006

Patricia Barber est autoritaire


Lundi soir au Bimhuis, Patricia Barber en quartet.
L'air sévère, sans un regard pour le public, elle entre sur scène, suivie de ses musiciens. Contrebasse, guitare, batterie. S'installe au piano, ôte ses chaussures. Elle attaque pieds nus, seule.
Pendant 2h30, le corps secoué comme par des impulsions électriques, grimaçant, tordant ses doigts pour donner d'étranges indications à ses musiciens, ouvrant la bouche à s'en décrocher la mâchoire à certains moments, prête à avaler le Steinway, elle joue et chante. D'une voix enveloppante, grave et rassurante, d'une voix aussi chaude que son apparence est glaciale de prime abord.

Et quand l'atmosphère s'est installée, elle commence à parler. Raconte que son dernier album est consacré à la mythologie grecque. Evoque Morphée ("With whom I communicate on a nightly basis") et Icare ("who doesn't crash, in my version").
J'imagine les tableaux de Joëlle V. mis en musique, ç'aurait été leur parfaite bande son.

Le concert s'achève sur un rappel debout.
Patricia Barber fait autorité.

1 commentaire:

Nicolas Villaume a dit…

Nice shot, nice words, surely nice music... wish I were here amigo